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Evènements (3)
ASSOCIATION NATIONALE POUR LE SOUVENIR DES DARDANELLES ET FRONTS D'ORIENT
Affiliée au Souvenir Français et à l' Union Nationale des Combattants, reconnus d'utilité publique
Siège social : 18 rue Vézelay 75008 Paris
Services administratifs et courrier postal : 137 boulevard Saint Michel 75005 Paris
  
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les Jeunes et la Mémoire
Tombes militaires serbes
Dans le cadre d'une coopération franco-macédonienne, des enseignants du Lycée Jean Mermoz de Vire (Calvados) ont entrepris depuis plusieurs années, avec leur élèves, des recherches archéologiques et historiques sur le thème et les lieux de mémoire du front d'orient 1915-1918, particulièrement dans la région de Bitola en Macédoine (anciennement Monastir) où les combats contre les Bulgares et leurs alliés firent rage.
Notre association a ouvert ses archives à cette initiative, et s'enrichit de son bilan.

  
Lignes russes et allemandes
Relevé en profil d'une tranchée bulgare
  
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Au cimetière militaire français de Bitola
L'association a célébré le 15 mars 2015, au Palais du Luxembourg, le centenaire de 1915 année symbolique de l'ouverture des campagnes d'Orient de la Grande Guerre, avec le concours d'un intervenant pour chaque génération, dont pour la quatrième celle de Florent Valet étudiant en master d'histoire à l'Université de Montpellier  :
  

C'est un honneur et un immense plaisir pour moi d'être présent aujourd'hui à cette réunion de l'Association Nationale pour le Souvenir des Dardanelles et Fronts d'Orient et d'avoir l'occasion de m'y m'exprimer très modestement concernant l'intérêt de la jeunesse pour les évènements que nous commémorons aujourd'hui, ainsi que sur les raisons historiques de célébrer lesdits évènements.
Pour les jeunes générations, la mémoire de la Grande guerre s'articule autour de la figure du Poilu. Une figure qui intéresse tout d'abord dans une approche intellectuelle, avec une volonté réelle d'en apprendre davantage sur la vie quotidienne du soldat français, pour tenter de comprendre ce que fut la réalité de ces quatre années de conflit à l'échelle de l'individu. D'autre part, cet intérêt porté par la jeunesse a également bien souvent des motifs familiaux, dans une volonté de retracer le parcours d'un ancêtre, et ainsi de mieux saisir les épreuves auxquelles celui-ci a été confronté.
Cependant, et de façon fort regrettable, l'Orient reste tristement oublié de cette mémoire. Certes, les Dardanelles sont un nom évocateur, mais dont l'histoire reste bien peu connue. De même pour le front d'Orient, dont la mention suscite bien souvent l'étonnement à la découverte de l'importance considérable de ce front, généralement totalement inconnu, et à la révélation de l'ampleur des épreuves endurées pendant près  de trente six mois par les Poilus d'Orient.
Moi-même, j'en suis venu à m'intéresser au front d'Orient, il y a de cela quelques années, à force de lecture d'ouvrages consacrés à la Grande guerre se contentant, de façon récurrente, de brèves mentions concernant l'offensive victorieuse de septembre 1918. Il y était souvent fait référence à l'incroyable succès des armées alliées, perçant le front bulgare avant de provoquer son effondrement complet, pesant alors une menace mortelle sur le flanc sud des Empires centraux. Mais ces évènements étaient toujours évoqués de façon extrêmement succincte, et sans attirer l'attention sur les années d'épreuves que l'Armée d'Orient eut à traverser avant de remporter ce succès décisif.
C'est ce qui m'a poussé à me documenter davantage concernant ce sujet, découvrant au fil des ouvrages toute la complexité et la dureté de cette longue campagne dans les Balkans. Mais les textes traitant bien spécifiquement de la vie quotidienne des Poilus d'Orient, et notamment des combats qu'il eurent à mener, m'ont semblé fort rares. Et lorsque j'eus l'opportunité de choisir mon sujet de mémoire, que je souhaitais orienter sur l'expérience individuelle du champ de bataille, il me sembla tout naturel de choisir comme cadre d'étude les combattants de l'Armée d'Orient.
Pour finir, il me semble nécessaire d'en revenir à une perspective plus globale, par une brève mise en exergue de l'intérêt historique indéniable de cette célébration du centenaire de l'année 1915, dans le cadre du front d'Orient. Car les Dardanelles constituent évidemment une étape fondamentale de la Grande guerre, qu'il est nécessaire de commémorer. Il s'agit de rappeler les souffrances endurées loin de la patrie par des Français bien moins remémorés que leurs camarades britanniques, australiens, et néo-zélandais. C'est également se souvenir que les Dardanelles furent la première étape de la création du front d'Orient, et que ce sont ses vétérans qui les premiers débarquèrent à Salonique, combattant parfois jusqu'à la victoire finale qui permettra à l'Armée d'Orient d'accomplir cet objectif pour lequel elle fut jetée sur les plages des Dardanelles, la prise de Constantinople.
La célébration du centenaire des Dardanelles est une oeuvre de mémoire tout à l'honneur des combattants qui ont tant souffert sur ce front lointain, une célébration qui permet également de rappeler toute l'importance et les conséquences stratégiques de cette campagne. C'est dans cette optique que nous devons envisager sa commémoration, la sauvant ainsi de l'oubli auprès des jeunes générations avides d'en connaître et d'en conserver le souvenir.
  
et sous l'Arc de Triomphe à Paris lors de la cérémonie du ravivage de la Flamme par notre association