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ASSOCIATION NATIONALE POUR LE SOUVENIR DES DARDANELLES ET FRONTS D'ORIENT
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L’expédition des Dardanelles
( février 1915 – janvier 1916)


            Le 19 février 1915, la France alliée de la Grande Bretagne, est engagée dans le plan d’attaque décidé par celle-ci contre l’empire ottoman allié de l’Allemagne. L’objectif était, entre autres, d’opérer une jonction avec la Russie aux prises avec les forces turques et allemandes. L’expédition aura lieu sous haut commandement anglais.
            Après une tentative infructueuse de forcement du détroit des Dardanelles par la marine franco- britannique le 18 mars 1915, les troupes terrestres parvinrent à débarquer les 25 et 26 avril 1915 et à prendre pied sur la presqu’île de Gallipoli (rive nord du détroit), pendant qu’un détachement français opérait une diversion sur la rive sud.
            Les Français et les Britanniques ont occupé le terrain conquis sur la presqu’île de Gallipoli pendant 9 mois, avec des pertes considérables dans les deux camps. Mais faute de moyens suffisants, face à une armée turque massive, ils ne réalisèrent pas d’avancée décisive.  L’attaque, et l’invasion, de la Serbie par la Bulgarie, autre alliée de l’Allemagne, en octobre 1915, emporta la décision des gouvernements alliés d’évacuer progressivement les troupes des Dardanelles, dont une partie fut aussitôt débarquée à Salonique (Grèce) pour constituer les premiers effectifs du nouveau front d’orient ouvert contre la Bulgarie et ses alliés.
            Le corps expéditionnaire était entièrement évacué des Dardanelles, en hommes et matériel, le 9 janvier 1916.

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La campagne de Macédoine-Serbie, dite "Front d’Orient"
(octobre 1915 – septembre 1918)


                  En octobre 1915, la Bulgarie alliée de l’Allemagne envahissait la Serbie. Les Français et les Britanniques débarquèrent alors à Salonique en Grèce, pays neutre. Les Italiens devaient les rejoindre par l’Albanie. La Grèce devait sortir de sa neutralité en 1917 et rejoindre le camp occidental. L’armée alliée, dite « Armée d’Orient » sera sous haut commandement français pendant toute la campagne.
                   La fin de l’année 1915 voit la tragique retraite des Serbes, dont les survivants parvinrent à travers l’Albanie jusqu’à l’île de Corfou où ils furent recueillis par la marine française, et purent ultérieurement réintégrer l’armée d’orient et participer à la victoire finale. De 1916 à 1918 un front défensif fut stabilisé après de furieux combats sur des lieux mémorables, tels que les villes de Florina en Grèce, Monastir (actuellement Bitola) en Macédoine, les cours d' eau Cerna et Vardar.
                  C' est seulement en 1918 que l’offensive déclenchée le 15 septembre sera décisive, sous le commandement du général Franchet d’Espérey succédant aux généraux Sarrail et Guillaumat. Le front ennemi était enfoncé, la Bulgarie signait un armistice le 29 septembre à Salonique. Poursuivant sa marche à travers l’empire austro-hongrois, l’armée d’orient devait entraîner l’effondrement de celui-ci. L’empereur Charles signa un armistice le 3 novembre. L’Allemagne était menacée au sud. L’armistice général intervenait le 11 novembre.

            Vente par l'ECPAD d'un DVD intitulé "Un Front oublié, le Front d'Orient"
            
  

La campagne du Levant
(1917 – 1921)


                   Dès 1916, les Anglais commençaient à investir l’empire ottoman par le sud, avec des armées venues des Indes et d’Egypte. Ils vont progresser à travers l’Asie Mineure avec l’appui des populations locales arabes qu’ils délivrent du joug ottoman La célèbre épopée de Laurence d’Arabie se situe dans ce contexte.
                   Des troupes françaises n’y apparurent qu’en fin 1917, en petits effectifs pour commencer, sous le nom de « Détachement français de Palestine et de Syrie » affecté à une division australienne.
                   Les Turcs ne purent contenir l’avance victorieuse des forces arabo-alliées. Un armistice fut signé à Moudros le 30 octobre 1918, qui partageait l’empire ottoman en zones d’occupation entre les alliés, les territoires attribués à la France correspondant au Liban, à la Syrie, et à la Cilicie région du sud de la Turquie actuelle.
                   Un traité de paix avec le sultan fut signé à Sèvres le 10 août 1920, qui démembrait l’empire ottoman et le réduisait à la région d’Angora (actuellement Ankara). Ce traité restera lettre morte, car Mustapha Kemal, le héros turc des Dardanelles, ralliant des partisans contre le sultan « les kémalistes » entreprit à partir d’Angora une guerre de reconquête qui se déroula dans la zone d’occupation française d’où le nom de « campagne de Syrie-Cilicie » pour l’armée française du Levant.
                   C’est à Aintab, ville du nord de la Syrie, que se joua le sort de cette guerre. La garnison kémaliste qui tenait la ville, capitula le 9 février 1921 après six mois de siège. Un accord de paix fut signé le 21 octobre 1921 à Angora, aux termes duquel la France conservait la Syrie, mais laissait la Cilicie en contrepartie d’avantages intérieurs en Turquie. Cet accord a déterminé les frontières actuelles de la Turquie, après restitution ultérieure du sandjack d’Alexandrette.
                   Il s’en suivra la destitution du sultan en 1922, et l’instauration de la République de Turquie dont Mustapha Kemal sera la premier président sous le nom d’Ataturk.

  
limite de la présence française après l'accord d'Angora